La photogrammétrie drone, c’est quoi au juste ?

La photogrammétrie drone est la méthode qui permet de réaliser une modélisation en 3 dimensions et de capter des cotes ou mesures dans un décor. Cette technique de mesure sans abimer l’objet à mesurer, utilise la parallaxe obtenue entre des prises des vues capturées avec des positions différentes.

Cette méthode est basée sur la représentation stéréoscopique humaine.

De nos jours, la photogrammétrie exploite en majorité les calculs de corrélation entre des photographies numériques.

La photogrammétrie drone est utilisée depuis plus de 100 ans, mais elle a été démocratisée avec les drones civils, dans le but de simplifier les levés topographiques de grandes surfaces, ou de modéliser des bâtiments de façons précises pour obtenir des volumes précis ou pour la sauvegardes des monuments.

Pourquoi le drone civil a-t-il propagé la photogrammétrie ?

Réaliser des prises de vues pour un levé photogrammétrique requiert une méthodologie sans faille, suivant le rendu final. Les relevés par photogrammétrie permettent aux géomètres et topographes un gain de temps considérable et réduit l’intervention de personnels sur des sites dangereux et inaccessibles, tout en apportant une précision supplémentaire par rapport au nombre de points relevés.

L’obtention des données par des drones professionnels et un appareil photo permet de conquérir la définition terrestre que vous souhaitez, sur des surfaces verticales ou horizontales. Nous accomplissons des prises de vue entre 1 et 150 mètres d’altitude et calculons le plan de vol suivant le produit à livrer.

Cela évite d’avoir de problème de pixels natifs, qui est facteur limitant des autres aéronefs, non télé-pilotés pour les topographes et géomètres experts.

Le rendu de la photogrammétrie drone va être défini par :

  • La taille du capteur image (1 pouce, micro 4/3, plein format), le nombre de pixels (12 à 24 million pour des drones DJI, 50 Millions sous nos Freefly Alta 8)
  • La focale exploitée : plus le but sera grand, plus il va photographier large, et donc baissera la résolution de la photo. A l’inverse, une focale longue nécessitera un nombre de photos plus élevés et une vitesse de déplacement faible.
  • L’altitude de vol
  • Le taux de collecte entre les clichés
  • Le nombre de bandes
  • L’éclairement

Le traitement de photogrammétrie drone

Les prises de vues est la première étape d’un processus complexe. Le regroupement des clichés se fait à l’aide des logiciels payants ou open-source, qui permettent d’obtenir des modélisations 3D sous différents formats d’export, adaptés aux logiciels couramment utilisés par les géomètres, topographes, archéologues.

Le spécialiste de photogrammétrie va également dénier le modèle 3D et les ortho-photosgrâce à des points relevés sur le site à l’aide d’un GPS centimétrique RTK.. Il va ainsi vérifier et purifier le nuage de point. Trop souvent oublié par des opérateurs qui sortent de formation drone, le traitement est le plus important.

La photogrammétrie drone, pour qui ?

La photogrammétrie par voir aérienne, et plus essentiellement par drone pro civil est une solution sophistiquée. Elle est maitrisée par les équipes, qui consistent à déterminer les dimensions et volumes d’objets ou d’espace à partir de photographies aériennes.

Elle transporte une information géographique avec un maillage tridimensionnel, similaire à un scanner 3D type Leica, pour les bureaux d’études, géomètres et topographes, en leur apportant des données planimétriques et de nivellement pour leurs missions et travaux de topographie de grande précision.

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