Quelle formation pour devenir pilote de drone ?

Selon l’Autorité de l’aviation civile française, piloter un drone est légal en France. Mais avant de pouvoir rejoindre la communauté d’opérateurs de drones professionnels en tant que pilote de drone, vous devez connaître les règles du jeu et suivre les règles de sécurité conçues pour aider les pilotes à voler en toute sécurité dans leur espace aérien national.

A partir du 31 décembre 2020, les règles nationales pour les drones ont été remplacées par une réglementation européenne commune mise en place par l’Agence européenne de la sécurité aérienne. L’objectif est de créer un marché des drones véritablement harmonisé en Europe avec le plus haut niveau de sécurité. En pratique, cela signifie qu’une fois qu’un opérateur de drone a reçu l’autorisation de son État d’immatriculation, il sera autorisé à circuler librement dans l’Union européenne. Outre ces réglementations, la France dispose également de réglementations spécifiques à chaque pays.

Dans ce qui suit, nous vous fournissons un aperçu des règles les plus importantes à connaître pour piloter un drone en France et au sein de l’Union européenne.

Quelle formation à suivre pour devenir pilote de drone ?

En France, comme partout en Europe, les opérateurs de drone doivent respecter un ensemble de décrets et procédures. La réglementation de juillet 2018 exige que le pilote de drone suive des formations qualifiantes différentes reconnues par les autorités françaises :

– Une formation théorique :

Cela signifie que vous devez suivre une session de formation de 1h30 dans une école de formation de la Direction générale de l’aviation civile. Cette formation est gratuite. Elle peut se dérouler en ligne ou via une application. Les modules à suivre lors de cette session de formation sont les suivants :

  • L’espace aérien et son utilisation,
  • Les drones et ses principaux composants,
  • La réglementation spécifique autour des drones décrétée par les autorités françaises,
  • Les risques de pilotage de drone,
  • La météorologie et son importance pour le pilotage de drone.

Pour réussir la mission, vous devez répondre à 60 questions et avoir un score d’au moins 75% de réussite. L’examen doit se passer physiquement dans un centre spécialisé. Une attestation de formation théorique valable 5 ans vous sera transmise.

Il y a toujours des exceptions lors de la délivrance de l’attestation de formation théorique. Ils concernent par exemple :

  • Les télépilotes professionnels déjà en activité ou l’ayant été, pour lesquels le certificat d’aptitude théorique sera une équivalence. Ils doivent détenir, dans ce cas, soit un brevet de pilote militaire ou une licence de pilote privé,
  • Les pilotes étrangers dans le cadre de compétitions,
  • Les vols d’initiation sur des terrains spécifiques et avec un encadrement adulte, dans un club d’aéromodélisme ou autre structure.

– Pilote de drone: Une formation pratique :

Cela implique de pratiquer le pilotage de drone pendant cinq jours. Le but est d’apprendre au pilote comment utiliser le drone et comment prendre de belles prises de vue aériennes. La formation pratique se déroule généralement dans un organisme de formation spécifique. Ne vous inquiétez pas de ne pas trouver un centre de formation spécialisé à proximité. Il y a au moins un organisme dans toutes les grandes villes françaises.

Une fois la formation terminée, une attestation de formation vous sera transmise.

Pour les pilotes qui souhaitent utiliser leurs drones uniquement à des fins récréatives, ils n’ont pas besoin de certificat de formation lorsque la masse de l’aéronef est inférieure à 800 grammes. Les pilotes de drone exploitant un aéronef télépiloté de 800g ou plus doivent suivre une formation. Cette formation peut être :

  • La formation AlphaTango proposée par la Direction générale de l’aviation civile,
  • La formation dispensée par la Fédération Française Aéro Modélisme (FFAM) ou L’Union française des œuvres laïques d’éducation physique (UFOLEP) est reconnue équivalente par la Direction générale de l’aviation civile.

Règles générales pour piloter un drone en France

Maintenant que votre certificat de pilote de drone est en main, vous n’avez qu’à vous équiper d’un drone homologué et d’un Manuel d’Activités Spécifiques enregistré auprès de la Direction générale de l’aviation civile. Vous devez également souscrire une police d’assurance de Responsabilité Civile auprès d’un assureur spécialisé aéronautique et déposer une déclaration d’activité pour la photographie aérienne et la cinématographie tous les deux ans. Ces démarches sont des pré-requis pour pouvoir vendre commercialement ses talents de pilote de drone et ainsi réaliser des prises de vues aériennes ou toutes autres prestations aériennes avec un drone.

Dans ce qui suit, nous vous présentons les règles les plus importantes à connaître pour piloter un drone en France :

  • Pour pouvoir voler votre drone de 800g ou plus, vous devez procéder à l’enregistrement sur AlphaTango, le portail public des utilisateurs d’avions télépilotés. Vous recevrez alors un numéro d’immatriculation qui doit être apposé de manière permanente visible sur le drone. Il doit être lu à l’oeil nu à une distance de 30 centimètres,
  • Le pilote de drone doit être en mesure de fournir un justificatif d’immatriculation en cas de contrôle,
  • Il est interdit de voler un drone la nuit sauf autorisation spéciale des autorités locales concernées ,
  • Le pilote doit maintenir un contact visuel direct avec le drone lors du vol,
  • Le pilote doit garder une distance de sécurité de 500 mètres des bâtiments, personnes, véhicules, animaux et structures isolés,
  • Les drones ne peuvent pas survoler les zones peuplées et les zones résidentielles et à proximité des zones sensibles comme les aéroports et les aérodromes. Il faut garder une distance d’au moins huit kilomètres des aéroports et trois kilomètres des aérodromes pour des raisons de sécurité,
  • Il est interdit de survoler, à l’intérieur ou à proximité des installations militaires, les prisons, les centrales nucléaires, les monuments historiques et les parcs nationaux sauf avec l’autorisation nécessaire,
  • Il est interdit de survoler les incendies en cours, les zones d’accident ou autour des services d’urgence,
  • La réglementation française interdit aux pilotes de drones de voler leurs aéronefs à plus de 150 mètres.

En plus d’être en règle, chaque pilote de drone doit respecter un certain nombre de procédures administratives inhérentes à chaque mission, selon qu’il se situe en zone urbaine ou peuplée ou en pleine campagne à l’écart de tout rassemblement de personnes. Il doit impérativement être essentiel d’étudier la zone aéronautique spécifique avant de voler son drone. Les zones interdites ou très contrôlées exigent des procédures plus complexes.

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